Second Hand Rose, un rock pas comme les autres × Chine, Tour du Monde × LeMurDuSon.ch

Le mois passé, nous n’avions pas pris beaucoup de risques en nous rendant à Liverpool, mais comme dans tout grand voyage, il y a des rivières plus difficiles à traverser que d’autres. Alors pour ce mois de septembre, nous avons décidé d’être moins frileux et d’aller nous promener du côté de la Chine.

Si je vous parle de la Chine, qu’est-ce que ça vous évoque ? Nouilles sautées aux légumes ? Baguettes ? Economie ? Mao Tsé-Toung ? Pékin ? Rouleaux de printemps ? Peut-être même que vous pensez à tout ça, mais, reconnaissez-le, vous ne songeriez pas à la musique ! Et pourtant, si vous y regardez de plus près, vous y découvrirez bon nombre de formations de tous les genres : rock, folk, pop, hip-hop, rap, métal, il y en a pour tous les goûts !

Un nouveau genre s’invite chez nous

La scène musicale chinoise est une scène indépendante en pleine expansion. Née dans les années 80’, elle commence gentiment à intéresser le reste du monde, tant pour exporter que pour importer. Preuve en est, la majorité de l’affiche du Village du Monde de la dernière édition du Paléo Festival était représentée par des groupes chinois. Toutefois, il est encore bien difficile de s’imposer comme musicien dans l’Empire du Milieu et bon nombre d’entre eux disposent de moyens dérisoires pour y arriver. L’immense clivage entre la pop dominante, chérie par l’État, et les autres, y est sans aucun doute pour quelque chose. Le désir et le besoin des indépendants d’aller conquérir la scène internationale semblent alors justifiés.

Second Hand Rose

Le groupe que je vous présente ici est une des rares formations chinoises indépendantes qui arrive à vivre de sa musique. Ce succès, il le doit à son rock pionnier qui s’inspire des mélodies et des chants traditionnels chinois. En mélangent  instruments folkloriques et modernes, Second Hand Rose conserve une ambiance locale tout en suivant la tendance.

Le chanteur Liang long, un des deux seuls membres permanents du groupe, avait pour habitude, dans ses débuts, de se présenter sur scène travesti et était maître dans l’art des pitreries scéniques. Sans lésiner sur les mimiques, c’est toutefois rasé et en habit traditionnel qu’on a découvert le chanteur sur la scène du Paléo Festival 2015.

Le style nous semble peut-être encore un peu étranger, mais ne sous-estimant pas le talent de ces nouveaux arrivants.

Pour vous donner une petite idée, je vous propose un de leur clip officiel sous-titré. Bonne écoute.